Depuis hier, je me fais des cheveux blancs. Mon enfant est-il en sécurité dans une classe où tout le monde peut se couper les cheveux sans que personne ne s’en aperçoive ?
J’ai décidé d’en parler à la maitresse ce matin. Je suis arrivée comme un cheveu sur la soupe, elle n’avait pas l’air spécialement ravie : tout le monde lui tombe dessus en ce moment et je crois qu’elle s’arrache les cheveux avec sa classe. J’ai juste lancé l’information, je ne comptais pas me crêper le chignon avec elle, mais je n’ai pas apprécié qu’elle dispute Louis. Qu’on ne touche pas à un seul cheveu de mes enfants !
Ce soir, j’ai voulu réparer les dégâts et comme le salon de coiffure était ouvert, j’ai saisi la chance par les cheveux et y ai mené allègrement mon zigoto avec sa coiffure à faire dresser les cheveux sur la tête.
Heureusement pour lui, il n’y avait même pas trois pelés et un tondu, juste la coiffeuse et son apprentie qui a un cheveu sur la langue.
« Oh là, là ! Il ne s’est pas loupé ! Eh puis, il s'en est fallu d'un cheveu qu’il ne se coupe le cuir chevelu ! On ne va pas couper les cheveux en quatre, pour l’instant je ne peux rien faire à part le raser, il faut attendre que ça repousse, revenez dans quinze jours. »
Louis, qui avait terriblement peur de ne plus avoir de cheveux du tout, a fait un grand sourire à la coiffeuse ; je crois qu’ils étaient de mèche !


















